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Désirade#04 – La ruelle obscure (suite)

Nos yeux sont habitués à la pénombre de la ruelle maintenant. Avec ses cheveux bruns coupés court et sa robe cache-cœur blanche, je reconnais sans peine la jeune anglaise avec qui tu as partagé ce court moment de complicité une fois ta culotte envolée, tout à l’heure à la terrasse du restaurant. Son mec se tient derrière elle, il l’enlace d’une main posée sur sa poitrine et l’autre est plaquée sur son ventre. Il est blond et ses cheveux lui tombent sur les épaules. Tous les deux nous sourient, visiblement très amoureux. Très curieux aussi.

Tu me regardes, en quête d’une approbation que tu devines déjà pleine et entière. Nous en avons déjà tellement parlé toi et moi. De ce champ des possibles amoureux dont nous avons toujours rêvé. D’éventuelles rencontres qui ne feraient que démultiplier nos plaisirs. De ces explorations sensuelles qui nous ont tant manqué dans nos histoires passées. De cette liberté où l’un et l’autre pourrions vivre nos envies en toute plénitude. De nos mondes féeriques à nous.

La jeune anglaise te lance un regard gourmand et te dit :

– Moi Jenny. Et lui, c’est Peter. Et vous ?

– Marie et Jules.

– J’ai adoré ton audace, Marie. J’ai eu envie de t’imiter mais je n’ai pas osé le faire à table. On vous a suivi de loin jusqu’ici et Peter est tout excité derrière moi. Je le suis aussi, je dois dire.

Jenny parle d’une voix douce dans un français parfait. Elle n’a d’yeux que pour toi et Peter me regarde avec un air de diablotin tentateur. Il approche sa main du nœud qui retient la robe de Jenny fermée sur le côté et sans rien dire, il tire sur le cordon et écarte les pans du cache-cœur pour nous dévoiler la poitrine et le ventre de sa compagne. Elle porte un bel ensemble de lingerie blanc, tout en dentelles vaporeuses.

Jenny sourit. Radieuse, elle ferme les yeux et renverse sa tête dans le cou de Peter. Tous les deux s’embrassent goulûment sans aucune retenue devant nous. Tu me dis que tu les trouves beaux tous les deux et j’approuve d’un hochement de tête.

Peter t’a entendu. Il se décolle alors du dos de Jenny pour s’agenouiller à ses pieds et à deux mains, fait glisser la culotte de son amie jusqu’aux chevilles. Jenny lève les jambes l’une après l’autre pour s’en libérer et Peter se redresse triomphant en me tendant le fruit de sa rapine. Lui aussi parle presque sans accent :

– Un cadeau pour vous deux. Tu veux ?

Je me saisis de cette poignée de dentelles, je la porte ostensiblement à mes narines et nous rions tous les quatre, unis dans ce moment fugace de d’harmonie inattendue.

Debout face à nous, Jenny se caresse le ventre comme un petit animal rempli de sa propre luxure et sa main glisse vers son sexe lisse. Elle passe un doigt sur sa fente tout en nous fixant d’un air gourmand sans équivoque. Je connais assez ton goût profond pour les femmes pour ne pas sentir ton impatience. D’une douce poussée dans le dos, je t’invite à la rejoindre et tu vas te blottir contre elle en l’enserrant par la taille. D’emblée, elle pose ses lèvres sur les tiennes et je perçois l’abandon de ton corps qui se courbe.

Peter me jette un coup d’œil, il sent mon approbation et me tend la main pour qu’ensemble nous allions vous rejoindre. Peter se place tout contre toi, il remonte ta robe et moi j’écarte encore plus celle de Jenny qui frissonne sous la caresse de ma paume qui lui flatte les fesses Je sors un de ses seins ronds hors de leur berceau de dentelles et tu fais de même pour l’autre. L’un et l’autre nous soudons nos lèvres à ses tétons et Jenny gémit de plus belle.

Peter s’agenouille derrière toi et tu me souffles entre deux suçons :

– Mon amour, il est en train de me bouffer le cul.

Je sens ta main se plaquer sur la chatte de Jenny qui masse mon entrejambe par-dessus la toile de mon pantalon. Tu as délaissé son sein pour ses lèvres et vous ne cessez pas de vous embrasser à pleine bouche. Bientôt, je sens que c’est Peter qui vient tout contre moi et qui m’extirpe la bite de mon pantalon pour me branler contre le ventre de Jenny. Nous nous embrassons nous aussi et les filles rugissent de plaisir. Nous ne sommes plus qu’en embrouillaminis de mains et de langues, de ventres en sueur et de doigts humides.

Lorsque nous sortons de cet incroyable embrasement spontané, je t’entends proposer :

– Et si nous allions boire un verre à notre hôtel ?

Nul besoin de réponse. Nous remettons de l’ordre à nos tenues froissées, reprenons notre souffle et sortons de ce qui sera à présent notre ruelle de tous les plaisirs.

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