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Remembrances#24

Te souviens-tu du jour où tu m’as dit : « Laisse-moi faire, je vais étancher ta soif ».
Nous étions partis en week-end chez tes parents et tu m’avais présenté comme étant un auteur de la maison édition où tu officiais pour expliquer notre différence d’âge. J’étais censé traverser une période de remise en cause tous azimuts et j’avais besoin de me changer les idées. Ta mère n’avait pas été dupe, et ton père était trop occupé à surveiller l’état du monde sur son écran de télé pour se préoccuper d’autre chose que du sort des minorités opprimées.
Bien entendu, il était convenu que nous ferions chambre à part. Tu m’avais pourtant invité à rapidement visiter la tienne, avec encore quelques peluches sur les étagères et ton petit lit étroit où — m’avais-tu affirmé — tu t’étais branlée pour la première fois.
Deux nuits sans nous retrouver collés l’un à l’autre tout en nous croisant sans cesse, la tension devenait insupportable. Profitant d’une émission de débats à la télé et de ta mère occupée en cuisine, tu m’avais entraîné dans le grenier au prétexte d’un vieux coffre à descendre au garage.
La pièce était sombre, à peine éclairée par une pauvre ampoule pendouillant au bout de son fil. Assez cependant pour te regarder descendre short et culotte aux chevilles et te présenter presque nue face à moi, vêtue de ton seul tee-shirt sans manches dans une de ces poses impudiques que tu aimes prendre lorsque tu veux m’affoler les sens. Comme si j’en avais besoin après deux jours de privation de toi.
La tête penchée sur le côté et le regard en coin, tu as glissé une de tes mains sous le tissu de ton vêtement pour mieux te caresser les seins, tandis que de l’autre, tu passais et repassais sur ton ventre en repoussant le moment où ton doigt irait se noyer dans ta fente.
J’ai voulu m’approcher de toi, mais tu m’as fait signe que non, pas question pour le moment et tu as repris ton manège infernal devant moi qui déjà n’en pouvais plus. Lorsque tu as compris que je ne pourrais pas tenir plus très longtemps, tu as pointé ton doigt sur ma poitrine en m’invitant à m’allonger.
Les lames de plancher étaient rudes et larges, poussiéreuses aussi. Dans un silence des plus parfait, tu m’as enjambé et tes pieds nus se sont placés de part et d’autre de mon visage. Je t’imaginais avec les talons aiguilles que tu affectionnais tant et que tu me réservais pour certains de nos shows privés. Puis lentement, en prenant tout ton temps, tu t’es accroupie sur moi jusqu’à déposer tes lèvres sur ma bouche.
Ton goût de nouveau m’a envahi. À la fois âcre et sucrée, ta saveur intime m’a fait bander comme jamais. Mon nez calé dans ton entre fesses, pile dans le cœur de ton œillet palpitant, je suffoquais la bouche ouverte, ivre de tes sucs que je gobais avec délice.
Ondulant du bassin, tu t’appliquais à ce que ma langue ne néglige aucun de tes replis. J’ai senti ta main batailler avec ma braguette et ma queue durcie est sortie prendre l’air, vite étouffée par une de tes mains tandis que je devinais l’autre agrippée à son sein. Pincer ton téton pendant que j’aspirais ton clito faisait partie de tes montées vers l’orgasme assuré. Et ce jour-là dans le grenier, tu ne t’en étais pas privée. Par deux fois tu m’as inondé, et par deux fois je t’ai avalée. Lorsqu’à mon tour ma jouissance est venue, la giclée est sortie si haut qu’elle est partie se perdre dans tes cheveux. Après m’avoir soigneusement nettoyé le gland de ta bouche gourmande, tu as juste dit : « Ah c’est malin, je ne peux pas couper à la douche maintenant ».
J’ignore bien sûr si tu te rappelles de tout cela. Mais moi oui, je m’en souviens encore.

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