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Remembrances#11

Te souviens-tu du jour où tu m’avais dit Promis on restera sages !

À voir l’éclat de vos regards, j’aurais dû me méfier. Nous étions venus à Paris pour le week-end où nous avions retrouvé Bénédicte, toujours empêtrée dans son mariage boiteux. Nous avions choisi de nous revoir dans le studio d’étudiante de ta fille. D’accord mais à seize heures précises, j’ai une interview par téléphone. Donc on se met en pause à ce moment, promis ? J’aurais vraiment dû me méfier. Tu étais en train de savourer la fente de Bénédicte, elle-même très occupée à me sucer le gland quand l’alarme de mon téléphone a sonné. Je me suis dégagé en m’excusant et j’ai extirpé mon bloc et mon stylo de ma sacoche. Je me suis installé comme j’ai pu sur un tabouret du coin cuisine. De l’autre bout du monde mon correspondant m’a appelé et l’entretien a commencé. Pendant que je me concentrais sur sa vie d’ingénieur pétrolier dans un coin perdu de la Chine du nord, vous continuiez à vous caresser en prenant à dessein des airs de chattes lascives. Mon érection n’était pas retombée. Bien décidées à continuer d’en profiter, silencieuses, vous vous êtes avancées vers moi à quatre pattes et tandis que Bénédicte s’emparait de nouveau de mon gland, tu me léchais les couilles avec application. Mes supplications muettes, mes regards implorants n’y faisaient rien. Imperturbables, vous continuiez votre manège infernal. N’y tenant plus, je suis parti me réfugier dans la salle de bains et je m’y suis enfermé à clef. Lorsque j’en suis ressorti, vous étiez enlacées sur le canapé. Tu m’as dit Alors tu as vu ? On a été sages, on n’a pas dit un mot.

J’ignore bien sûr si tu te rappelles de tout ça. Mais moi oui, je m’en souviens encore.

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