Camille avance vers le sofa où Alphonse a disposé une mini-jupe noire, puis se retourne face au mur et défait le premier bouton de son pantalon. Pensive, elle hésite un peu avant d’enfiler la jupe autour de ses hanches. Puis en glissant ses mains sous le tissu, Camille baisse son jean jusqu’aux chevilles. Petite culotte incluse.
Mission accomplie. Et Alphonse n’a pas perdu une miette du spectacle.
— Vous aviez raison, c’est très agréable comme ça. Sauf que les jupes aussi courtes, dans mon quartier on préfère éviter.
— Je vous comprends. Mais ici, vous ne risquez rien.
— Vous êtes sûr ?
— Chez moi, vous pourrez toujours choisir ce qui vous tente.
Mais c’est le diable ce mec ! Je suis plantée devant lui, la chatte à l’air sous ma jupe, et il ne fait rien. Il a bien vu que j’avais viré ma culotte, non ? Alors il veut quoi ? Me toucher ? Que je lui montre ma fente ? Et il me fait mouiller ce con !
— Et maintenant ?
— Vous pouvez vous occuper des rayonnages de la bibliothèque, cela fait un moment que la poussière n’a pas été faite. L’échelle est solide, montez sans crainte, vous pourrez la bloquer avec le cliquet.
(…)
Heureusement qu’elle n’a pas le vertige, c’est foutrement haut de plafond ici. En tout cas, Alphonse va se taper une vue imprenable sur son cul, et sur sa chatte fraîchement épilée.
L’idée fait sourire Camille. Ce petit jeu a beau tout juste commencé, elle se sent déjà excitée.
Une fois en haut des marches, Camille accroche son seau à l’esse du dernier échelon… et sent l’escabeau bouger légèrement.
— Alphonse, comment je fais pour bloquer ce truc ?
— Ne bougez pas, je vais vous guider. Vous voyez le clapet rouge à la hauteur du rail ? Poussez-le.
Et disant cela, Alphonse vient se poser au pied de l’escalier, le nez en l’air et le regard figé sous la jupe de sa nouvelle soubrette.
Très absorbée par son plumeau, Camille continue de faire comme si de rien n’était. Elle décide de laisser Alphonse se régaler du paysage, et sent une onde de chaleur lui gagner le ventre. Le rouge lui envahit les joues, le cou, le front. Elle commence à mouiller. Elle vibre sous cette nouvelle sensation qui la submerge, écarte un petit peu les jambes et veille à bien cambrer ses reins. Quant à savoir pourquoi elle aime ça, on verra plus tard. Pour le moment, il s’agit juste de profiter de l’instant.
Camille poursuit son travail sans dire un mot, perchée en haut de l’échelle, tandis qu’Alphonse, muet aussi se régale de la vue qu’elle lui offre. Lorsque qu’elle a terminé d’épousseter les bouquins et se décide à descendre, Alphonse a déjà regagné son bureau, à nouveau captivé par ses écrans.
Merde, il est reparti quand, ce con ?
— C’est pour le fun ou pour le boulot, vos trucs, là ?
— Un peu des deux. J’achète, je vends, c’est amusant.
— À votre âge, vous jouez encore à la marchande ?
Alphonse éclate de rire.
— Vous aimiez ça, vous, jouer à la marchande ?
— J’adorais, et j’étais plutôt bonne.
— Alors, à l’occasion, je vous montrerai comment on fait maintenant.
— Ah oui, avec plaisir.
— Camille, je voulais que vous sachiez… Pour tout à l’heure, comment vous dire ?
— Moi aussi Alphonse j’ai bien aimé, on recommencera.
Le roman Les vices de Camille est toujours disponible sur le site de La Musardine : https://www.lamusardine.com/media-1000/16899-les-vices-de-camille.html
