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Interview imaginaire

Jules Fontaine vous écrivez depuis longtemps ?

De manière professionnelle, depuis plus de trente ans. D’abord comme pigiste free-lance dans le secteur de la communication, puis en tant que journaliste pour différentes revues et magazines plus ou moins grand public. J’ai également été rédacteur-en-chef et éditeur de plusieurs titres de presse spécialisée.

Pourquoi maintenant de la littérature éroticoporno ?

Durant toutes ces années, plus j’écrivais pour les autres, moins j’écrivais pour moi. Du coup, le goût que j’avais de rédiger des nouvelles ou des petits romans s’est perdu au fil du temps. Maintenant que j’ai arrêté (presque) toute activité professionnelle, je reprends plaisir à raconter des histoires qui me sont plus personnelles. J’ai toujours été un gros lecteur de littérature érotique et pornographique. Qu’il s’agisse de grands classiques ou de romans plus légers. Je leur trouve tous un intérêt. Ces lectures permettent d’aller explorer des zones d’ombre que nous portons tous en nous, avec nos peurs, nos pudeurs, nos tabous, nos culpabilités, nos désirs de transgression. C’est avant tout pour moi une littérature de libération. Elle oblige à l’authenticité.

Vous faites une différence entre érotique et porno ?

Pas vraiment non. Une manière de trancher serait de dire que s’il y a des scènes de sexe détaillées et en gros plan, c’est du porno. Mais je trouve la frontière souvent très floue. Un grand texte classique comme Mémoires d’une chanteuse allemande se situe à mon avis entre les deux. Idem pour les 11 000 verges d’Apollinaire. Je n’ai bien sûr pas la prétention à égaler ces grands textes. Mais j’aime explorer les marges et les frontières.

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